Unicité ou Conformisme ?

Qui d’entre nous ne s’est jamais posé la question d’être « soi-même », de vivre à sa manière, de ne pas se plier au conformisme, d’avoir sa propre unicité ?

La créativité, et l’art font partie de ces cultures et environnements socio-professionnels ou ceux qui le pratiquent redoublent de doutes, tournent autour du syndrome de l’Imposteur, se cherchent, se perdent… Doit-on être comme les autres pour réussir, ou au contraire doit-on trouver sa propre sensibilité ?

Globalisation conformiste

De nos jours, nous sommes bombardés de données, d’informations, de nouveautés, de réseaux sociaux, de contacts, de moyens de communiquer. Cependant, bon nombre d’études montre que nous perdons notre capacité à être simplement nous-mêmes dans ces environnements, du fait de l’imposition tacite d’être « comme les autres » pour exister.

Les derniers trends sur Instagram montrent que les influenceurs et énormes profils au taux de followers exhorbitants se ressemblent tous, il y a de la synchronicité au sein du flux, et tout est fait pour vous emmener dans cette direction.

Est-ce une mauvaise chose en soit ? Absolument pas, bien entendu, chacun doit y trouver chaussure à son pied, mais qu’en est-il de la singularité si l’on souhaite simplement trouver sa voie sans faire « comme tous les autres ?

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Pourquoi tu ne facilite pas la vie aux autres ?

Lorsque l’on décide de nager à contre courant, il existe une force indescriptible à laquelle l’on est confronté, une force sociale, sociétale, et familiale.

Vos amis, proches, familles, collègues ne comprendront pas votre démarche, ils lutteront pour vous rediriger vers ce que les autres font, car « c’est ce qu’il faut faire, tout le monde le fait ». C’est trop tôt, c’est trop tard, ce n’est pas comme ça qu’il faut faire, écoute mes conseils, fais comme ceci, fais comme cela.

La vie est un miroir, et quand les gens les plus proches agissent de cette manière, c’est parfois par peur de perdre ce qu’ils aimeraient que l’on fasse, à leur manière, même si cela nous déplait. Si je me retrouve à dans un groupe qui boit de l’alcool, et que quelqu’un me force à boire, une fois, deux fois, multiples fois, il est acceptable de penser que ce n’est pas normal.

Cependant, pour les choix que la société pratique, tels les réseaux sociaux, les modes de communication, les types de projets, les types de clients, ou les types de photographes, c’est différent… les gens s’attendent à ce que l’on accepte de faire ce qu’ils disent, même si cela n’est pas ce que l’on souhaite intérieurement.

Quand a t’on perdu notre Unicité ?

Les recherches montrent que l’on est largement unique quand l’on est enfant, jusqu’à l’âge de 5 ou 6 ans, l’on fait ce que l’on aime, on ne se pose pas trop de questions. Des enfants à poil sur la plage sont chose normale, mais dès l’âge de 5-6 ans, le conformisme et le regard des autres nous font perdre notre unicité (singularité) petit à petit. C’est comme « regarde la, elle court comme une fille », « bouhh il aime jouer à la poupée », et j’en passe… une perte petit à petit de son identité.

L’âge de la raison

Il arrive un âge durant lequel nous recommençons à vouloir retrouver son unicité, simplement être soi-même, souvent on peut appeler ça la crise de la quarantaine, ou à l’âge de la retraite. Ce moment clé ou ce que pensent les gens, importe dans la mesure ou elle correspond à ce que l’on souhaite être, et pas à ce qu’ils souhaitent que l’on soit. C’est un peu l’art de n’en avoir rien à foutre finalement.

Comment retrouver son Unicité ?

L’essence même de l’unicité est d’accepter l’inconfort, la solitude de cet état. Etre unique, par essence signifie ne pas être comme les autres. Est ce que cela signifie que l’on ne doit absolument rien faire comme les autres ? Absolument pas, mais il est essentiel de tenir compte de sa singularité, de ses envies, de ce que l’on ressent, et de ce que l’on vit au quotidien.

Il faut pour cela accepter de changer, petit à petit, et de vivre avec cet inconfort tout au long de notre quête de singularité. Le piège à éviter est de trop réfléchir à sa singularité, comment être singulier revient à devoir trouver quelque chose qui n’est pas nous-même afin de nourrir notre égo d’une singularité, menant à se faire aimer des autres, et non pas à faire ce que l’on aime à notre manière.

Cela risque bien entendu de fâcher du monde, de réduire vos demandes, votre cadre de travail, vos clients, mais la finalité est que, tout ce que vous aurez autour de vous, sera en phase et aligné avec qui vous êtes. Vous serez synchrones avec ce que vous avez envie d’être, comment vous souhaitez vivre, et non plus comment le reste du monde aimerait que vous soyez.

La solitude de l’unicité

Vous vous sentez peut-être un peu isolé, sans vous sentir seul, mais vous sentez bien, même si l’incompréhension des autres est palpable, vous serez en accord avec vous-même. Si vous doutez de vos choix, repensez simplement à ce qui vous fait du bien, ce qui apporte une énergie positive, ce qui retire de l’énergie. Ce qui vous pèse, ce que vous aimez… et vous aurez un bon schéma de vous-même à appliquer.

Vous êtes unique

Que ce soit au travers de vos images, de vos réseaux sociaux, de vos actions, de votre style vestimentaire, soyez unique, soyez vous-même. Cessez de ressembler aux autres, de recopier leurs visuels, leurs images, inspirez vous de centaines d’artistes, ou cessez de vous en inspirer totalement, c’est également une méthode efficace.

La singularité est la clé du succès

Si une marque fonctionne d’une certaine manière, et fonctionne bien, c’est qu’elle est en phase avec ce qu’elle est, et si elle vous choisit vous comme photographe, ça ne doit pas être à cause du prix, ou pour faire des visuels qui sont une réplique d’un autre photographe… mais pour travailler avec vous sur ce que vous faites, à votre manière, car vous êtes en phase avec ce qu’elle aimerait projeter.

Vos héros sont uniques

Les personnes, entreprises, groupes, mentors, ou autres individus qui vous inspirent, et vous donnent des envies de créer le font grâce à une chose et une seule, le fait qu’ils sont totalement eux-mêmes

On ne dit pas à Van Gogh de peindre à la Picasso, ou a Dali de faire du Rodin, on ne demande pas à Apple de faire du Microsoft, ou aux RollingStones de faire du Jackson five.

Recherchez donc cette petite chose intérieure qui fait que vous êtes qui vous êtes. que vos images parlent petit à petit d’elles mêmes, et que vos traitements, vos presets, votre colorimétrie, vos cadrages, et votre manière de communiquer soient à l’image de qui vous êtes, que cela plaise à votre voisin ou pas… je vous en conjure, soyez vous-même.

Qui Suis-je ?

De mon côté qui suis-je pour vous parler ainsi d’unicité ou de conformisme ? Vous avez raison, ou en tout cas vous avez le droit d’avoir un avis sur la question.

J’ai longuement réfléchi, et je sais intérieurement que j’aime la formation, tout ce que j’ai fait dans ma vie a terminé par l’échange, le partage, le don de connaissances aux autres, et comme cela va de paire avec mon métier actuel, acteur de mon propre sort dans le monde de l’image, eh bien je suis photographe.

J’aime l’humain, toujours dans ce mode de partage et d’envie d’échanger, et ce au travers les projets, les missions, les marques pour qui je travaille de manière étroite.

Mon unicité actuellement est d’avoir pris le pas de quitter les réseaux sociaux, et de souhaiter apporter une pierre à l’édifice par mon travail, par mes articles, par l’échange, par ce que j’aime faire au travers du sport, du corporate, des portraits et tout simplement par qui je suis.

J’aime au travers de mes visuels faire des choses qui me ressemblent, on y retrouve des centaines d’inspirations très certainement, certains s’y retrouveront, d’autres pas du tout. Certains clients adoreront, d’autres pas du tout, et je les remercie de ne pas aimer, ou d’adorer… c’est là tout l’art de ne pas être une commodité, de ne pas être une brique de lait dont le coût marketing serait gigantesque pour vendre un produit identique à un autre.

Osez !

Ce que j’aimerai vous dire, c’est « osez » ! osez être différents, osez être unique. Remarquez que je n’ai jamais mis de S à unique, car rien n’est unique s’il est mis au pluriel, quand bien même la grammaire française autorise l’adjectif à l’être.

Autorisez vous à être qui vous êtes, sans vous infliger la triste peine de ne vouloir, consciemment ou inconsciemment, être la copie de ceux que vous appréciez, tant dans la vraie vie que sur les réseaux sociaux.

Ah… et si vous souhaitez vous exprimer sur ce sujet, c’est avec grand plaisir… en bas de cette page, en commentaire, ou par email, soyons fous, soyons réac, décadents, utilisons la technologie de notre choix concordant à nos liens communs.

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