Pourquoi j’ai décidé de quitter les réseaux sociaux

Dans les choix les plus étranges de cette année, de ceux que certains pourraient considérer comme incohérents, suicide social, exclusion sociale, ne pas vivre avec mon temps, j’ai décidé de quitter les réseaux sociaux, et voici mon rationnel derrière tout cela.

Premièrement, je tiens à dire que c’est réellement un choix personnel, et que chacun doit trouver la raison pour prendre des décisions, et pour agir dans une direction qui lui semble la plus appropriée pour son bien-être personnel. Certains d’entre vous considéreront mon choix comme ridicule, d’autres comme hautain, et certains y verront une logique similaire à la mienne, et je ne cherche en aucun cas à motiver ou à démotiver les gens de rester sur les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux pour moi en 2018

Depuis quelques années, bientôt 11 ans maintenant, je navigue sur les divers réseaux sociaux. Que ce soit facebook, linkedIn, Instagram, Pinterest, Tumblr, Vine, Vimeo, AIM, et sur les chats tels que IRC à l’époque et bien des forums dans les divers domaines d’activité que j’ai pratiqué dans ma vie, et sur les sujets qui m’intéressent, et comme toute bonne chose, pour qu’elle soit bonne, il faut y avoir une fin, c’est ce qui crée le bonheur au final.

Depuis 2016-2017, les réseaux sociaux ne sont plus pour moi, une chose de fun, et je prend conscience que je scroll, je navigue, je regarde, je me lasse des flux que je vois, et pourtant j’y retourne, quotidiennement, plusieurs heures par semaine, je m’en lasse, et j’y retourne encore, comme bien des gens. Je vais ensuite liker une photo, un post, lire un article, lire un autre article, regarder une vidéo, liker une photo ou un post d’un ami virtuel et poursuivre ma quête sur mon mur facebook.

Tel certains robots, c’est une approche systématique, qui fait que finalement, à part les discussions sur Messenger qui apportent leur lot de richesse, et les photos des personnes qui m’inspirent, ou posts qui m’inspirent, les réseaux sociaux ont raison d’une énergie positive qui fait partie de moi.

Il faut être conscient que les réseaux ne sont pas là pour nous aider au long terme. Les personnes qui les créent, sont quotés en bourse, donc ils sont là pour financer des actionnaires. Afin de financer ces réseaux, il faut créer de la présence, et ils embauchent donc des spécialistes d’addictions (type concepteurs de machines à sous de casinos entre autre) dans leurs équipes pour trouver des nouveaux moyens de garder les gens captifs. Ces derniers pourront ensuite être sujets à la publicité, à l’achat de publicité si ce sont des entreprises, afin de permettre de créer le volume d’achat suffisant pour rémunérer des actionnaires avides de dividendes.

Maintenant, vous me direz peut-être que oui, certains business models fonctionnent parfaitement avec les réseaux sociaux. On contacte des gens via ces derniers pour des jobs, des missions professionnelles, et en effet c’est une possibilité, et de mon point de vue parfaitement valable comme raison pour ceux dont le business fonctionne comme cela.

Alors, pourquoi tu t’en vas ?

Pourquoi je m’en vais ? simplement parce que mon business model n’est pas celui-là, et mon modèle de vie n’est pas celui des réseaux sociaux. J’ai envie de retrouver la simplicité de la vie, celle qui fait qu’on appelle un ami, ne serait-ce que 5 minutes, pour prendre de ses nouvelles au lieu de mettre un « like » sur sa photo ou son commentaire. Celui de l’appeler pour prendre un café, prendre de ses nouvelles, et de sa famille ou ses enfants.

Quand au business, c’est pareil, j’ai cette profonde passion pour les discussions, et les échanges, afin de permettre à chacun de se réaliser et de réaliser ses rêves les plus fous. C’est pourquoi je reste convaincu que le temps d’aller sur les réseaux sociaux, de se mettre en relation avec une personne, de créer un lien, de régulièrement lui envoyer des commentaires et likes via les divers réseaux sociaux, prend plus de temps, d’énergie pour un résultat infime que celui de trouver son contact, et d’appuyer sur les touches de son téléphone pour l’appeler ou lui envoyer un email afin de prendre un Rendez-vous.

Et tu n’as pas peur de ne plus avoir de contacts et de clients ?

Si, bien entendu, comme toute personne vivant dans un monde connecté, j’ai cette crainte, mais j’ai aussi en tête que des pays qui n’ont pas de connexion internet communiquent tout autant, et que quand j’étais enfant, on avait un téléphone fixe, cablé au mur de la maison et que je prenais mon BMX Bleu rutilant, mes baskets et mon t-shirt pétant pour aller aussi vite que je pouvais chez mon voisin ou de l’autre côté du bois pour frapper à la porte du copain que je voulais voir. Parfois il était là, parfois pas, mais cela n’a jamais ôté ma motivation pour y retourner une fois de plus, et quel bonheur quand la porte s’ouvrait… quel bonheur, et quelles interactions et moments de rires j’ai vécu.

Donc tu imagines ça comment ?

J’imagine qu’au début, ça ne va pas être simple, que je vais avoir envie d’aller me reconnecter à un compte ou à un autre, car ces systèmes sont conçus de cette manière là, et les gens vont me dire… « t’es sur Facebook ? » ou « C’est quoi ton Instagram? », ou t’as ça sur tel groupe tu peux aller voir.

Cependant je suis persuadé que cela va me permettre de me recentrer, et de m’aligner correctement avec qui je suis, et revenir à de la création d’images, à la création de contenu, à l’envie que j’ai de faire des choses pour les autres, et mettre le tout en relation tant personnellement que professionnellement, pour réellement profiter pleinement des choses simples de la vie.

Je vais peut-être initialement voir un déclin, et je pense que c’est normal, c’est une phase de transition, mais ce que cela va me permettre de produire sera, je l’espère, largement équivalent voir amplifié sur le moyen-long terme.

Et tes relations business ? Tes contacts avec des marques et magasins ?

Je pense qu’ils ne comprendront pas forcément immédiatement ce choix, et que  l’objectif que j’ai est de produire plus de contenu apportera, si ils décident de partager ces contenus, une nouvelle touche positive à cette décision. Ce n’est pas parce que je ne suis pas sur les réseaux sociaux, que le travail et ce que je produit ne peut pas y être, il ne sera simplement pas initialement partagé par mon propre profil, mais plutôt par celui de ceux qui trouvent qu’il est intéressant et apporte quelque chose.

Donc vous voyez, ce que j’imagine c’est qu’au départ, j’ai une vision de mon contenu, et elle est peut-être faussée, mais le fait de pouvoir y travailler sans me soucier de quoi que ce soit, comme toute pratique assidue, améliorera la qualité de ce dernier je l’espère, afin de le rendre attractif à une certaine catégorie de personnes.

T’as pas l’impression de te la peter en quittant les réseaux sociaux ?

Euh, c’est une remarque qui m’a été faite par quelques personnes, comme si c’était hautain de partir. Je suis resté surpris et je dois dire que c’est un point de vue qui leur appartient, mais de mon côté, c’est une phase de vie, et je ne sais pas si j’y reviendrais un jour. Peut-être que oui, peut-être que non, mais en tout cas, pour le moment je ne vois pas ce qui pourrait être « de me la peter » que de partir, sauf que de prendre de la distance, et de retrouver les gens, les contacts, et les activités de vie qui m’apportent une énergie positive.

Et comment fait on pour avoir de tes nouvelles alors ?

C’est simple, pour prendre de mes nouvelles, si c’est professionnel, vous passez sur mon site internet (www.olivierborgognon.com ici même), ou vous m’envoyez un email, ou vous m’appelez.

Si c’est personnel, eh bien la démarche est la même, sauf que l’ordre serait différent. Je pense qu’un SMS ou coup de téléphone, puis email, et passage sur le site si vous aimez la photo aussi serait l’ordre logique.

Vous pouvez me contacter par téléphone sur les différentes messageries whatsapp, Signal ou Telegram selon ce que vous utilisez avec mon numéro de téléphone suivant : +41 78 920 20 34

Pour l’email, le formulaire de contact du site donne toutes les informations, et si c’est pour le perso, soit vous l’avez déjà, soit vous m’envoyez un message par téléphone et je vous le donne volontiers.

Je me réjouis donc d’avoir de vos nouvelles par d’autres biais chers amis, de vous voir pour un café, pour un moment unique, déconnecté, et ou l’on est vraiment ensemble dans le moment, et de pouvoir offrir mes services à ceux qui le souhaitent en produisant plus que jamais du contenu de qualité.

En parlant de contenu, passez voir la section blog de mon site, j’y ai ajouté des articles sur le maroc, sur le Fuji X-H1, et sur le GFX50S en plus d’une petite description des nouveautés de Capture One Pro 11.1 et comment utiliser ExifTool.

Un prochain article suivra sur l’interaction entre la télécommande Profoto AirTTL-F pour Fuji et mon Fuji X-H1 afin de permettre d’utiliser tout mon système de manière optimale, avec très certainement un Get The Shot qui suivra.

Avec toute mon amitié.

Olivier Borgognon