Couvrir une course sportive – Marathon – avec le Fuji X-H1

Ce week-end, j’ai testé pour vous la gestion complète d’une compétition internationale, le Marathon, et toutes les courses annexes, avec mon nouveau boîtier Fujifilm X-H1, et une série d’optiques.

Tout sera décrit par la suite, les plus, les moins, et mon ressenti global ainsi qu’une petite série d’images de cette course du Harmony Genève Marathon et courses diverses sur 3 jours.

Pour commencer, il est important de prendre en compte le fait que passer de mon boîtier Canon au Fujifilm X-H1 est une réelle remise en question, un changement de manière de travailler, et après 12 ans chez Canon, un boîtier n’est pas pris en main en 1 mois, et je pense que la marge de progression, même chez un professionnel, est incrémentale.

Le Fujifilm X-H1 est un boitier très versatile et particulièrement intéressant pour le sport et toute utilisation commerciale professionnelle. Un des gros avantages reste réellement son poids. Avec une série d’optiques prime, le battery Grip, ainsi que des batteries, j’ai divisé par plus de 50% le poids du matériel.

Sur des événements sportifs, ou d’autres événements durant lesquels on doit bouger rapidement, être mobiles, sur une moto ou crapahuter dans des recoins de vallées, le poids est un facteur important, et sa réduction aide sur une longue durée. 

J’avais donc avec moi le Fujifilm X-H1, le Battery Grip pour X-H1, le Fujifilm 23mm 1.4 R, Fujifilm 35mm 1.4, et le Fujifilm 50-140 2.8 ainsi que le teleconverter 1.4x et 8 batteries. Je n’avais à ce stade qu’un boîtier, donc je devais changer d’optique de temps en temps, mais le tout tenait dans un mini Sac à dos.

J’ai pu tester sur divers environnements, et j’ai trouvé l’AF-C très efficace. Une partie essentielle à toute utilisation d’un boîtier est de lire le manuel, et il est primordial de faire cela si vous voulez utiliser ce mode AF-C. Il trouvait très facilement avec les prime, et avait un peu plus de peine avec le teleconverter 1.4x selon le mode AF-C sélectionné. J’ai testé le mode course, le mode décélération et le mode sujet disparaissant rapidement afin de trouver les plus efficaces sur les courses. 

Le rendu des RAF était excellent, édités avec Capture One Pro 11, ainsi que les JPG sortis directement du boîtier en Provia et en Classic Chrome sont excellents pour le style que j’affectionne.

J’ai ensuite utilisé également mon profoto A1 monture Canon en mode x-sync et en mode Remote avec la AirRemote-F TTL pour la course du 10km walking, et le rendu en TTL HSS avec le dome permettait une lumière ronde, douce et naturelle, ce qui correspondait parfaitement à cette fin de journée.

Aujourd’hui, sur le semi-marathon et le marathon, j’ai alterné des ambiances, des portraits, et des séries en mode single et pour tester quelques Rafales en continuous Slow (je voulais éviter de devoir éditer des grosses séries de 25-30 images sorties de BOOST a 14 images secondes). 

Je dirais qu’en conclusion sur la journée, que des éléments simples non liés à la qualité du boitier m’ont posé souci.

  • Le cache caoutchouc sur le boitier, que l’on doit retirer et placer sur le grip s’est barré, et je l’ai perdu, j’ai donc maintenant un boitier exposé à la poussière, et ça… c’est réellement un gros problème qui doit être adressé par Fuji (déjà peut-être en donner plusieurs avec le grip serait une option). Après discussion avec la représentante FujiFilm Suisse romande, j’ai appris que les pièces peuvent être commandées en kit chez divers fournisseurs (la référence étant : CRV-XT2)
  • L’AF-C doit être bien configuré pour obtenir un résultat optimal, mais une fois configuré… il fait mouche encore plus qu’un 5dMark 4 ou 1Dx en comparaison. 
  • Le Teleconverter 1.4x a limité l’efficacité du AF-C de manière assez radicale, j’ai réussi à optimiser sa performance en changeant de mode. 

Pour les aspects positifs :

  • Les batteries, malgré leur faible rendu habituel, ont été à la hauteur. j’ai shooté environ 800 déclenchements, en alternant les diverses optiques, modes, et passant en revue mes images, sur 2 batteries entamées, et 1 batterie avec 1 barre utilisée. Largement correct pour une journée de 7h du matin a 15h environ sur un mirrorless. 
  • L’AF-C malgré les soucis ci-dessus est un allié impressionnant, et je ne m’attendais pas à ce qu’il accroche autant, je n’ai jamais réussi à avoir autant de taux de réussite avec un Canon 5D mark 2, Canon 5D mark 3. 
  • La légéreté du boitier m’a permis de prendre des séries depuis la moto sans me détruire le poignet et les ligaments du poignet. 
  • Les RAF ont un piqué excellent, et leur post-traitement avec Capture One Pro 11 a été vraiment très simple et facile. La colorimétrie en mode Auto WB était quasiment parfaite à tous les coups, j’ai dû la modifier sur 10 images sur 3 jours. 
  • Le battery grip est intéressant pour avoir 3 batteries, mais si le client utilise principalement des images en mode Paysage, je recommanderais d’avoir des batteries dans sa poche pour limiter le poids et le côté massif du boîtier. 

Je vous laisse maintenant découvrir une série d’images de ces derniers jours, et suis réellement conquis par ce nouveau système Fujifilm X. C’est devenu un allié essentiel, et mon matériel Canon, qui était avec moi en point Media, n’a pas servi, ni ne s’est approché pendant le week-end. L’acquisition d’un second boitier dépendra du rendu et de la qualité du futur X-T3 annoncé en rumeur pour Photokina 2018. Sauf réel besoin avant la fin de l’année, me menant à l’acquisition d’un autre boîtier type X-H1 ou X-T2, il sera le suivant de l’arsenal Fujifilm pour mes réalisations. 

Belle découverte, et n’hésitez pas à me donner votre avis, un commentaire, et si vous avez des questions sur le boîtier ou ce qui a été effectué avec sur ces journées de marathon de Genève.